L’investissement des parents dans un programme d’immersion bilingue français-anglais aux États-Unis / Parents’ Investment in a French-English Dual Language Immersion Program in the United States

Photo Enrico Blasutto - tous droits réservés

En s’appuyant sur le cadre d’investissement de Darvin et Norton, cet article explore les multiples facteurs qui sous-tendent l’engagement des parents en faveur de l’éducation bilingue. Ève Ryan utilise les réponses ouvertes d’une enquête pour rendre compte des motivations et des expériences des parents qui ont inscrit leur enfant à un programme d’immersion bilingue français-anglais.

Ses résultats indiquent comment l’investissement des parents a joué sur les questions d’identité, de capital et d’idéologie. Les parents ont jugé que le programme était une réussite lorsque l’identité imaginée pour leur enfant coïncidait avec l’expérience de l’enfant dans le programme, alors que les difficultés survenaient lorsque cette identité entrait en conflit avec l’attitude de l’enfant.

Le capital linguistique français était un point saillant, car les possibilités de pratiquer le français en dehors de l’école restaient limitées, y compris pour les enfants issus de ménages francophones. En effet, le principal obstacle structurel était l’hégémonie de l’anglais. Cette discussion soulève des questions sur la mesure dans laquelle l’investissement des parents influence l’expérience des enfants en matière d’éducation bilingue.

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*** English Version ***

Drawing upon Darvin and Norton’s framework of investment, this article explores the multiple factors underlying parents’ commitment to bilingual education. I use open-ended responses on a survey to report on the motivations and experiences of parents who have enrolled their child in a French-English dual language immersion program. Findings indicate how parents’ investment played out in issues surrounding identity, capital and ideology. Parents deemed it a success when their imagined identity for their child coincided with the child’s experience in the program, whereas challenges occurred when this identity conflicted with the child’s attitude. French linguistic capital was a salient issue, since opportunities to practice French outside of school remained limited, including for children from French-speaking households. Indeed, the major structural barrier was the hegemony of English. This discussion raises questions about the extent to which parents’ investment influences children’s experiences with bilingual education.

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